Il s’en prend à ceux qui ne sont pas informés

Il s’en prend à ceux qui ne sont pas informés

Rien ne se passe soudainement dans cette vie. Chaque événement est précédé et suivi de signes qui nous sont révélés… Le Créateur nous a préparés aux événements douloureux et heureux à l’aide de signes qu’il nous a envoyés à l’avance. Afin que nous ne soyons pas pris au dépourvu et que nous ne subissions pas de traumatismes. Il a également laissé des traces à la fin de chaque événement afin que nous en tirions des leçons. Même s’il sait que l’être humain ignorera les signes et les traces qui ne correspondent pas à son ego, il nous a montré sa grandeur.

Sans ces signes, il serait difficile de s’habituer à la douleur, n’est-ce pas ? Ou sans ces traces, il serait facile d’oublier les difficultés rencontrées…

Il y a des signes que nous pouvons voir et d’autres que nous ne pouvons pas voir. Ceux que nous pouvons voir sont sous nos yeux, mais ceux qui nous sont cachés sont aussi une forme de miséricorde. Même si les signes annonciateurs de la douleur nous y préparent, est-il facile de s’y habituer en toute connaissance de cause ?

Si le médecin vous annonçait la mort prochaine d’un être cher, votre douleur serait-elle moindre ? Si vous compreniez le signe de sa mort, dans quelle mesure vous prépareriez-vous calmement à son absence ? Décrocher chaque appel téléphonique en se demandant s’il est mort, lire chaque message le cœur battant. Faire des plans pour savoir comment vivre et comment tenir le coup s’il meurt avant vous. De plus, celui qui fait ces plans ne sait pas si c’est l’être aimé ou lui-même qui mourra le premier.

L’être humain poursuit ce qu’il ne connaît pas.

Pourtant, à sa naissance, l’être humain n’a pas été informé de la date de sa mort. D’ailleurs, s’il l’avait su, comment aurait-il pu vivre ? Comment aurait-il pu plaisanter avec son ami s’il avait su que c’était la dernière fois ? Comment aurait-il pu s’éloigner de sa mère en sachant à quel point elle lui manquerait après sa mort ? Comment aurait-il pu se marier en sachant que son épouse le mettrait en terre ? Comment pourrait-il devenir mère en sachant à l’avance qu’il laisserait derrière lui sa petite fille ?

Heureusement, l’être humain ne connaît pas le moment de sa mort ni celui de ses proches. S’il courait après ce qui ne lui est pas révélé, la mort serait vécue chaque jour et non un seul jour.

Et si nous connaissions à l’avance nos joies ? S’il savait à l’avance qu’il allait être admis à l’université, travaillerait-il avec autant d’ardeur ? Serait-il heureux s’il savait à l’avance qu’il allait réussir, ou le plaisir de partager cette joie avec ses proches serait-il gâché ? S’il savait qu’il allait devenir riche, pourrait-il supporter la pauvreté ? Serait-il reconnaissant pour un morceau de pain, sachant que dix autres l’attendent dans le futur ?

L’être humain court après ce qu’il ignore. Il cherche parfois à apprendre à partir de ses rêves, parfois à partir d’une tasse de café.

Mais s’il savait que ce qui ne lui est pas révélé est par miséricorde…

S’il savait parfois à quel point les signes peuvent être douloureux…

Courrait-il encore après ce qu’il ignore ?